Activités
Ma 30 sept. 2025
Tour de la Cape aux Moines
Aprés une longue hésitation les jours précédents, je décide de tenter le coup en faisant la course prévue et non pas le plan “B” ! Bien m’en a pris. Super journée partagée avec 8 autres Mardistes pleines et pleins d’enthousiasme. Le MOB nous amène confortablement à la station des Cases (alt. 1’111 m), point de départ de la randonnée. Le terrain est encore un peu mouillé, mais rien de bien méchant. Après une approche toute en douceur, le plat de résistance apparaît sous la forme d’une rude montée de 520 m. Un serpentin de Mardistes se forme, montant pas à pas, chacune et chacun à son rythme. Une première courte pause au chalet d’alpage “Joux des Heures”, nous attaquons la deuxième partie de la montée avec le reck final qui fera chauffer fort les mollets et les poumons. Nous sommes au col de Pierra Perchia à 1’859 m. Des nappes de brouillard créent des figures et des jeux d’ombres magnifiques. Tout en bas, le lac Léman. Le début de la descente nécessite une bonne attention, même si la pente est très peu marquée, le faux-pas est interdit ! On découvre la Tour d’Ivoire entourée par un halo de brume, spectacle enchanteur. La petite troupe avale cette portion de randonnée en légère descente avec appétit, le même appétit qui sera le point commun de nous toutes et tous sur la place de pique-nique du col de Jaman. Quelques achats au petit magasin du col (fromage et autres produits du terroir), puis c’est la dernière descente sur les Cases et en jouissant d’un terrain agréable. Nous profitions d’un arrêt pour faire le point sur la vie du groupe et le futur. Les années passent, les capacités diminuent peu à peu, il faudra peut-être trouver une nouvelle formule afin de satisfaire plus de membres. Affaire à suivre. Il est 14H25 à notre arrivée à la halte des Cases et notre train nous embarque quelques minutes plus tard. Quel timing incroyable.
Je remercie Laura Benard, Cathy Berthoud, Yvonne Corbaz, Prue Forel, Gisela Hauschild, Antoinette Loup, Evelyne Seignez et Gilles Vuichoud pour leur participation fort agréable et leur bonne humeur.
Données statistiques sur la sortie : longeur ± 11 km dénivellation positive puis négative ± 785 m durée 4H
Le chef de course a mis une courte vidéo sur sa chaîne Youtube “Randos Rouletabosse“ https://youtube.com/shorts/1JJAMNTLkPs
Merci à toutes et tous. Olivier Trachsel, responsable du groupe des Mardistes et chef de course du jour.
Ma 23 sept. 2025
rando
Après 2 jours de pluie, un mardi annoncé gris et “peut-être” pluvieux…. et voilà 7 courageuses (où sont les courageux ?) qui acceptent de prendre le risque d’être mouillées car elles ont surtout envie de bouger et de s’aérer.
C’est à Montbovon que le MOB nous a déposées pour suivre ce sentier des Comtes peu fréquenté, le long de la vallée de l’Intyamon. Un sentier varié où nous marchons alternativement sur des sentiers de forêts, dans des prairies ou des routes goudronnées dans les traversées de villages.
Nous avons traversé de très beaux ponts en bois, surplombant l’Hongrin , la Marive ou le Colleret. Un de ces ponts abritait une statue de Notre-Dame et des ex-voto contre les parois pour remercier de grâces reçues. Notre chemin a croisé plusieurs statues religieuses et même le bel espace destiné au pic-nic se trouvait à côté de la jolie chapelle rose surplombant le village de Villars-sous-Mont. Est-ce pour cette raison que la pluie ne nous a rejoint que 5 minutes avant notre arrivée à la gare de Gruyères ?
Un grand merci à Anne-Marie M., Antoinette , Karen, Laura, Mona , Prue et Yvonne de m’avoir suivie sur ce chemin.
Et BRAVO à celle qui a perdu la semelle d’une chaussure en entrant dans le MOB, la 2ème semelle en commençant à marcher et qui a néanmoins parcouru 17 kilomètres avec nous, alors qu’elle aurait eu la possibilité de rejoindre une gare à plusieurs reprises
Anne-Claude
Ma 2 sept. 2025
Col des Avouillons
Col de Soud – Les Diablerets – 02.09.2025
Initialement prévu au Col des Avouillons, notre itinéraire a dû être revu : le bus-navette, essentiel pour nous y emmener, avait déjà cessé de rouler en ce début de septembre… D’où changement de cap !
Rien ne s’annonçait pourtant simple en ce mardi matin. À 7h, le ciel ouvrait ses vannes et déversait des torrents de pluie qui auraient découragé plus d’un marcheur. Regula et moi, confiantes en l’animation satellite (pas si catastrophique !), décidons de maintenir la course.
À la gare de Montreux, ambiance chaotique : annonces de perturbations, quais chamboulés, Laura réussit à grimper in extremis dans notre wagon – ouf ! – mais aussitôt Regula m’appelle: elle a oublié ses chaussures et doit rebrousser chemin. Elle nous rejoindra plus tard…
À Aigle, nous retrouvons Anne-Marie et Mona. Ensemble, nous grimpons dans le bus pour Villars, tandis que la pluie tambourine sur les vitres. Nouveau message de Regula : en reculant, elle a accroché un trottoir, sa roue est à changer… Fin de l’aventure pour elle ! Quelle malchance ! Nos sourires s’assombrissent un instant.
À Villars, nous sommes accueillies comme des VIP : à peine deux minutes pour le changement « bus-train », aussi, notre groupe avait été annoncé ! Plus nous montons, plus les nuages s’épaississent, décidons de rester dans le train jusqu’à Bretaye. Halte café obligatoire : rien de tel pour éponger à la fois la pluie et nos émotions
Enfin, une accalmie ! Nous nous lançons, pèlerines bien ajustées, anoraks fermés et parapluies prêts à dégainer. Le chemin direction Meilleret se déroule dans une ambiance joyeuse, les conversations couvrant presque le clapotis des gouttes. Parapluies ouverts, refermés, réouverts… Nous en rions.
La montée vers Encrène (Col de la Croix) demande plus de sérieux : capuchons vissés sur la tête, parapluies rangés, nous affrontons un sentier raide et détrempé. Sur la crête, les vaches nous précèdent, leurs sabots ayant creusé d’innombrables trous transformés en profondes flaques boueuses. Slalom obligé : il faut viser les rares touffes d’herbe pour éviter de s’enfoncer jusqu’à la cheville – et ce n’était pas de la neige !
Sur cette crête étroite, une clôture électrifiée séparant les deux pâturages nous invitait à passer de l’autre côté, guère mieux….
Plus tard, nous atteignons la Tête de Meilleret. L’estomac crie famine. Nous improvisons un pique-nique au sec, sous l’arrivée d’un télésiège : pas très bucolique, mais efficace. Le froid nous pousse vite à repartir, direction Les Mazots.
Le sentier descendant vers les Diablerets s’avère tout aussi gras… Alors, marre de la gadoue, nous optons pour la piste de ski. Bonne pioche : à l’arrivée, le soleil brille enfin, comme pour nous féliciter.
Ainsi s’achève une randonnée semée d’embûches mais illuminée par les rires et la bonne humeur des huit « mardistes » du jour. Merci à Gisela, Anne-Claude, Karen, Laura, Mona et Yvonne pour leur entrain, et un merci tout particulier à Anne-Marie qui a pris le rôle de seconde dans cette course mémorable.
Christiane
Lu 1 sept. 2025
Semaine dans la région de lAlpstein
CAS Section Montreux, sortie Appenzell du 1er au 6 septembre 2025, Groupe 1, rapport :
1er septembre 2025, arrivée à Appenzell des 25 participants, groupe 1, 2 et super vétérans : par un temps mitigé, voire pluvieux, les 25 participants tous groupes confondus arrivent en train à Appenzell. Cette première journée d’acclimatation a permis de faire un tour de cette charmante capitale, avec plein de bâtiments tout à fait typiques de la région. La pluie menaçante, les valeureux marcheurs se retirèrent dans leurs quartiers pour mieux se concentrer, en vue d’un apéritif et repas d’accueil.
Pour le deux septembre 2025, les 16 marcheurs du groupe 1 ont parcouru une crête joignant la petite ville de Weissbad à la station d’arrivée de la télécabine du Kronberg. Soit une montée de 1000 mètres environ tout à fait confortable. Le temps fut couvert et un peu humide mais pas trop. Les paysages étaient romantiques à souhait, avec une herbe plus verte que verte, des jolies vaches partout, et des vaches très propres et bien élevées. Gilbert n’eut pas besoin de nous protéger. Pique- nique devant une charmante auberge dans laquelle nous dûmes nous réfugier du fait d’une averse pour prendre un café. Ensuite dernière montée vers la station de la télécabine pour la descente. Cela a permis de faire une belle photo de groupe un peu brouillardeuse. Pierre Alain prêta son sac pour supporter l’appareil photo du soussigné et décida de partir sans ledit sac, le grand distrait. On lui a pardonné car il fut notre remarquable chef de groupe ce jour-là…De retour à Appenzell, une partie du groupe fila à la piscine, dont le fonctionnement nous échappa complètement puisque nous finîmes à l’insu de notre plein gré dans le vestiaire des enfants que nous dûmes évacuer en quatrième vitesse…
Le 3 septembre, 11 émérites et peut-être inconscients vétérans se sont lancés dans un itinéraire reliant Ebenalp au sommet du Säntis, qui culmine à 2500 mètres et quelques au sommet d’un beau piton rocheux. Parcours passablement aérien qui nous a fait passer par l’Auberge de l’Aescher mondialement célèbre, avant de nous lancer sur une arrête surplombant directement le Seealpsee plus de 1000 mètres plus bas, sans rien entre deux, avec quelques câbles pour s’accrocher. Lors de la pause, nous avons pu apprécier les acrobaties d’une bonne cinquantaine de chamois qui n’ont pas les mêmes problèmes que nous face au vide… Tout au bout de ce parcours déjà passablement exigeant, il a fallu affronter les derniers trois cents mètres plus ou moins verticaux, avec le bien nommé Escalier Céleste qui débouche sur la station d’arrivée. Stairway to Heaven de Led Zeppelin aurait été l’arrière fond musical idéal…Bravo à ces onze valeureux, bravo à Jean Bernard qui non seulement porte les sacs des autres, mais range aussi les cailloux qui font chenit sur le chemin, et là il y a du boulot…et merci à Pierre notre valeureux chef de course ! Une partie minoritaire du groupe 1 a quant à lui fait le tour du même lac que nous contemplions d’en haut, avant de s’approvisionner dans une buvette d’alpage charmante. Votre serviteur n’était pas avec eux car il crapahutait au- dessus sur la crête déjà citée, mais on lui a rapporté que cette valeureuse minorité a aussi du affronter quelques câbles et grimper de 1000 mètres avant de se repaître de délicieux fromages !
Le 4 septembre, et sous la direction de Jean-Luc, 14 marcheurs du groupe 1 ont suivi un itinéraire reliant Brülisau à la station d’arrivée de télécabine de Hohen Kasten en passant par le fond de cette magnifique vallée, où se trouve la Berggasthaus Bollenwees bien connue de notre ami Armand Vuichard. Pierre est allé saluer la tenancière de sa part et elle a été très émue. Nous avons donc suivi le fond de la vallée avec deux magnifiques lacs, et sommes revenus pas la crête jusqu’au Hohen Kasten où nous avons pris la télécabine pour descendre. Nous avons continué à être favorisés par la météo, avec du soleil pratiquement toute la journée. Cette crête offre une vue exceptionnelle avec d’un côté Appenzell, ses magnifiques vallées et ses structures calcaires qui vont jusqu’au Säntis et de l’autre côté toute la Vallée du Rhin qui débouche un peu plus loin dans le lac de Constance. Entre cette randonnée et celle de la veille au Säntis, on a vraiment pu profiter de cet environnement karstique constitué de calcaire et de dolomie, qui, sous la poussée de forces tectoniques évidemment énormes, donne des montagnes très particulières et spectaculairement belles. C’est clair que cela a pris un peu de temps (pas de les voir, mais de les créer…). Et à leurs pieds ce paysage appenzellois verdoyant et ondulant, les maisons typiques, des vaches et chèvres. Appenzell est juste magnifique.
Le 5 septembre, la pluie tombe dru toute la matinée. De sorte que les deux groupes se sont dirigés vers Urnäsch pour la visite d’un musée remarquable retraçant ce que devait être la vie des Appenzellois par le passé. Soit assez dure mais avec des coutumes locales qui ont perduré jusqu’à maintenant et auxquelles les locaux ne renonceront jamais. Puis une bonne partie des groupes est allée au- dessus de Gaiss dans une auberge Gabris offrant une vue remarquable sur toute la région., avant de redescendre à pied jusqu’à la gare pour revenir sur Appenzell, sous le soleil revenu. Quelques- uns préférèrent se rendre de leur côté jusqu’à la principale fabrique de fromage Appenzeller pour déguster une bonne fondue…d’Appenzeller.
Enfin le samedi 6 septembre, en matinée, et par grand beau temps, ce fut l’occasion te masser nos plantes de pieds grâce à un parcours sans souliers (ni chaussettes) entre Gontenbad et Gonten. Un peu surprenant au début, mais finalement plutôt agréable, dans une herbe d’une propreté bien appenzelloise, avec une rosée matinale rafraîchissante et même des résidus de grêle de la veille pour se refroidir encore nos petons. Les va-nu-pieds du CAS étaient très contents de cette nouvelle expérience ! Ensuite dès 12h30, retour en train sur nos pénates…
Les vétérans toutes catégories confondues vont garder un souvenir mémorable de cette magnifique semaine. La météo nous a épargnés, alors qu’elle s’avérait plutôt mauvaise au départ. Deux très belles journées pour le Säntis et le Hohen Kasten. Et une organisation remarquable et remarquée de la part de Pierre Serex et Jean Luc Colombini. Encore merci à eux !
Philippe V
Cas Montreux, sortie Appenzell du 1er au 6 septembre 2025, groupe 2 :
Notre petit groupe à géométrie variable, était composé d’une dizaine de vétérans du 2ème groupe et Super vétérans d’une moyenne d’âge de 80 ans environ provenant d’horizons géographiques et professionnels différents. Nous nous sommes bien entendus, soutenus et aidés mutuellement. Une camaraderie exceptionnelle et une belle amitié resteront comme un des points forts de cette joyeuse semaine.
La région d’Appenzell nous a offert un terrain idéal, pour des aventures à notre portée. Chaque jour, un programme pédestre équilibré nous a permis de visiter un canton attachant, resté authentique, malgré la pression touristique.
Chacun a pu, également, en petit ou plus grand groupe, effectuer promenades, visites d’expositions ou de musées, selon son envie. Ceci avec le soutien du responsable du jour et des copains complices. Une forme d’heureuse liberté, dans le cadre d’une parfaite organisation.
Nous avons eu l’impression d’un pays miniature. Nous avons été frappés par l’architecture et la tenue irréprochable des villages et des exploitations agricoles. La propreté est remarquable !
Voici quelques éléments qui nous ont rendu la vie belle :
- Appenzell – Ville - (Capitale à taille humaine, dans laquelle il est impossible de ne pas rencontrer des amis)
- Appenzeller – Fromage (presque aussi bon que le gruyère)
- Appenzeller -Bier (indispensable après une course réussie)
- Appenzeller Alpenbitter 29% (excellent remède et solide apéritif)
- Appenzeller Hund (chien réputé pour sa voix et son mordant)
- Appenzeller Bahn (parfait pour nos promenades)
- Appenzeller Biberli (consulter Charly)
J’aimerais cependant mentionner quelques points négatifs :
- Les habitants sont sympas, mais leur patois est incompréhensible quand ils ne veulent pas être compris.
- Impossible de trouver des pizzas, des kebabs, ainsi que des rouleaux de printemps durant tout notre séjour. Quelle privation !
Les organisateurs ont effectué un travail remarquable, digne des meilleurs professionnels. Notre groupe a particulièrement apprécié le mélange des excursions et animations culturelles de grande qualité. A mentionner, un concert d’un trio Appenzellois avec violon, contrebasse et hackbrett, absolument magnifique. Un autre point fort, c’est l’intervention journalière de Balzac et de Proust dans l’univers des vétérans !
Au nom des participants moins performants physiquement, j’aimerais dire notre reconnaissance aux organisateurs et aux participants qui se sont dévoués pour permettre à tous, sans exception, de profiter d’une semaine exceptionnelle. Merçi !
Edouard
Photo Philippe Eckert
Es ganz fescht Dankeschööön em Pierreli und em Jean-Luugeli !!!!