Weekend Escalade&VTT en Italie (05-08.05.2016)

Les aventures d’un groupe d’amis-grimpeurs !

Jeudi 05 mai

Voilà, le weekend de l’Ascension est enfin arrivé, les 11,5 grimpeurs et 1,5 vététistes que nous sommes avons rendez-vous de très bonne heure (départ 5h00 tapantes !) direction Finale Ligure, en Italie. Une fois arrivés sur place, nous commençons par prendre possession de nos deux appartements et boire un petit café tout en cherchant un bon spot de grimpe pour cette première après-midi.

Après une petite marche d’approche avec une magnifique vue sur la mer, nous déposons nos sacs et enfilons nos baudriers à … pour prendre nos marques sur cette roche à laquelle nos doigts n’étaient pas vraiment habitués ! Malgré un vent à décorner des bœufs et une température plutôt fraîche, nous avons bien profité de cette première après-midi de grimpe, laquelle se conclut naturellement par les classiques « bières-cacahuètes » dans un restaurant en bord de mer. Nous terminons la soirée par un petit digestif et c’est bien fatigués par cette longue journée que nous allons nous coucher en nous réjouissant déjà des jours suivants !

Récit écrit par Charlotte Frey

Vendredi 06 mai

Pour ce second jour de grimpe, nous avons jeté notre dévolu sur les parois rocheuses du secteur septentrional de Rocca di Pietri, qui propose plusieurs longues voies de difficultés accessibles pour le lieu.

Une fois le pied des parois atteint, les voies repérées et les cordées formées, nous nous lançons à l’assaut des relais… Le flou artistique ligurien bat alors son plein en nous mettant directement dans l’incertitude sur la voie engagée : “Est-ce bien une longueur en 5b ou suis-je dans le 7a voisin ??!!”. Bref, faut finir ! Bravant la faune locale imaginaire et le rocher ô combien superbe mais douloureux, nous passons cette journée au soleil et dans la bonne humeur. Nous irons panser nos égratignures liguriennes dans la méditerranée avec les vététistes retrouvés, dont la vilaine “corde-coincée” du jour n’aura pas réussi à nous priver.

Récit écrit par Lorraine Wasem

Samedi 07 et dimanche 08 mai

Au gré du rythme de chacun, le samedi matin, la maisonnée se met en mouvement sur des notes de café qui évoquent le Sud et les vacances. Quelques « cornettis », le temps que chacun prenne ses repères et déjà les vététistes filent dévaler les pentes de l’arrière pays. Pablo, sentant l’appel du large, s’apprête à lever l’ancre et prépare son paddle. Le groupe des grimpeurs, quant à lui, se dirige vers les rochers « de la Luna ».

Jolie approche et marche agréable débouchent sur un beau site aux cotations aussi lunaires que les précédents. Le rocher est sain mais abrasif et aussi bien physiquement que mentalement, il laisse ses traces, ses entailles chez chacun de nous: les moins convaincus renoncent à grimper de tête, certains prennent le temps de soigner leur moral de grimpeur, d’autres, dans une 6, pestent contre leur assureur, le tout dans des sourires partagés et une ambiance détendue. Chacun se frotte avec plus ou moins de succès à la roche locale et sous la pulpe, nos doigts hurlent. Rien qui ne suffise cependant à égratigner le sourire que la journée nous dessine aux lèvres.

Ravis, nous regagnons « la casa » où la journée s’achève dans la bonne humeur autour d’un rôti concocté par notre chef local. L’heure est au derniers préparatifs avant le voyage du retour où nous programmons une dernière session grimpe à Dorénaz (après une dernière session apéro à la Fromatèque…) pour prolonger le goût des vacances que prend ce week-end de l’Ascension et pour lequel, il convient de remercier chaleureusement les organisateurs.

Récit écrit par Grégory Fragnière

Les tribulations de deux vététistes parmi lesdits grimpeurs !

Deux vététistes parmi une horde de grimpeurs, que pouvaient-ils bien avoir à y faire ? Finale Ligure c’est autant « the place to be » pour de la grimpe que pour la pratique du deux roues tout terrain. Ça ne monte pas très haut mais ça monte sec par endroits. Les deux compères se sont éclatés pendant que les autres s’arrachaient la peau sur les roches calcaires.

Un des deux protagonistes a quand même fait un peu de grimpe le premier jour mais il faisait tellement froid qu’il a préféré les transpirées asphaltiques aux frimas du mistral. Il y a quand même un point commun entre le vtt et la grimpe, c’est la position de la nuque tirée en arrière pour voir par-dessus le guidon dans un cas et pour suivre le cheminement du grimpeur dans l’autre.

Donc, le deuxième jour, Philipp et Jean-François ont enfourché leurs montures pour une boucle de 39 km et 1045 m de dénivelé. Un début assez plat à travers les rues de Finale Ligure et le long d’une rivière asséchée. Très vite un « cul de sac » nous oblige à demander notre chemin et finalement faire demi-tour. Pour ne pas rebrousser complètement notre chemin nous prenons une option pédestre et portage à travers un petit hameau au-dessus de Finlale qui nous permet de rejoindre enfin la route initialement prévue. Une particularité des parcours est à relever, les balisages sont faits avec des formes géométriques : un carré ou un triangle ou un rond plein, des traits verticaux, des losanges. Lorsque plusieurs chemins empruntent le même tronçon c’est une combinaison de ces symboles que l’on retrouve marquée sur une pierre ou contre un arbre. En principe c’est assez pratique mais nous avons quand même réussi à nous perdre et faire quelques détours supplémentaires ou tester des variantes.

Le bitume a vite laissé la place à des pavés d’anciennes routes romaines et des chemins plus accidentés. Parties bien cardios où il fallait donner de bons coups de pédalage pour passer sans poser le pied. C’est le petit côté fun du vtt, rassemblant équilibrisme, force et concentration. En route vers le point culminant une discussion avec des Allemands de Freiburg nous a permis d’échanger sur les parcours du coin. Après une lasagne, un plat de pâtes et une bière au bar de Melogno nous avons attaqué la descente. Une descente uniquement sur route, nous n’avons pas trouvé le départ de la piste vtt. Dommage, mais finalement ça nous aura préservé pour le lendemain.

Jour trois, pas d’hésitation, nous remettons nos tenues cyclistes malgré un mal aux fesses habituel de début de saison. Cette fois, nous trouvons tout de suite le bon chemin et très vite nous sommes dans le vif du sujet. Pas de plat pour l’échauffement, ça attaque direct. Au bled Monticello nous tournons un peu en rond, les indications ne sont à nouveau pas évidentes. Heureusement nous tombons sur un groupe de Français qui a déjà fait le parcours et qui l’a enregistré sur leur GPS. Cette fois vraiment fini les routes goudronnées, que du terrain et du lourd, tant à la montée qu’à la descente. Nous étions en admiration devant la technique et l’habileté de cette équipe de Grenoble. Ce que nous faisions en posant le pied, voire à côté du vélo, ils le passaient avec une facilité déconcertante. Philipp a bien essayé de faire de même mais les lois de la gravité universelle l’ont vite rattrapé. Cette deuxième journée de vtt était moins longue et présentait moins de dénivelé mais plus des trois quart était en forêt, sur des chemins étroits, caillouteux et broussailleux. Que du bonheur.

En passant vers le site de grimpe près de Boragni nous nous sommes un peu attardé et avons perdu le contact avec les Français. Plus de GPS salvateur, nous nous retrouvons avec notre carte remplie de symboles géométriques. On ne s’en sort pas trop mal puisque nous retrouvons nos Français alors qu’ils pique-niquaient près d’un embranchement de descente. Le chemin qu’ils nous indiquent ne nous plait qu’à moitié alors qu’un chemin large semble aller dans la direction souhaitée et correspond, du moins le croit-on, à une des indications de la carte. Grave erreur, nous aurions mieux fait de les écouter. Quelques centaines de mètres plus loin le chemin emprunté remonte au lieu de descendre. Nous étions sur un parcours largement plus technique. Fierté oblige, nous n’allions pas rebrousser chemin. Cela nous a valu bien des passages à côté du vélo ou des exercices de haute voltige. Au prochain village nous essayons de trouver un bistro, que nenni. Il nous faut nous diriger vers Finale Ligure après s’être encore fait une variante entre un treillis et des broussailles bien griffant. Mais récompense au bas de la descente, un restaurant à l’accueil chaleureux, aux prix imbattables, à la cuisine idéale pour des affamés et à la bière fraîche. Repus nous retrouvons enfin notre logis où le voisin de palier nous a fait comprendre, plus ou moins aimablement, que les vélos devaient se ranger au sous-sol. Sous-sol que nous n’avons jamais trouvé, ni tellement cherché d’ailleurs.

Récit écrit par Jean-François Pilet