Visite de Berne 11 avril 2017

Il est 9 heure, notre chef de course du jour, Jean-Philippe Amstein, est à son poste : au point de rencontre dans le hall central de la gare de Berne. Il suffit aux cinq participants qui ont pris l’option ferroviaire d’y retrouver le reste de la cohorte. Comme la gare de Berne n’a encore que deux sorties, nous nous retrouvons assez rapidement pour les embrassades d’usage.

Le ciel est couvert, l’air est frisquet mais il ne pleut pas. D’un bon pas de Romand – comparé au rythme naturel des Bernois – nous découvrons la partie haute de la vieille ville qui nous conduit à la Tour de l’Horloge – la célèbre Zytglogge. Jean-Philippe en a organisé la visite guidée par une professionnelle et c’est la découverte passionnante d’une mécanique très astucieuse du 16ème siècle, dont certaines pièces sont encore d’origine, et qui comprend entre autres un cadran astronomique et un carillon avec des figurines et des animaux mobiles et à la symbolique complexe.

Après tout ces cliquetis de roues dentées et à échappement, un petit café s’impose avant de découvrir plus avant la vieille ville, avec la terrasse de la cathédrale – le Münster – et le coup d’œil sur l’Aar pour permettre de s’orienter, et quelques bâtiments marquants des pouvoirs communaux et cantonaux.

Un saut de puce en bus et nous voilà au Jardin des roses – le Rosengarten – un magnifique parc bien fleuri grâce aux températures clémentes des semaines passées et offrant une vue magnifique sur le promontoire occupé par la vielle ville de Berne, enserré dans un méandre profondément encaissé de l’Aar. Un petit raidillon nous amène à la Fosse aux ours, où Björk, Finn et Ursina nous font l’honneur d’un petit sourire.

Grâce aux cartes journalières que Jean-Philippe a procuré aux quelques démunis d’abonnements, tous munis d’un titre de transport, il est temps de retraverser toute la ville pour gagner en funiculaire le belvédère bernois, le Gurten, où nous nous restaurons. Le brouillard élevé se déchire, le soleil pointe mais la bise se fait sentir. Nous montons vaillamment sur la tour d’observation, équipée de beaux panoramas, historiques et modernes – un fleuron de swisstopo (les panoramas, pas la tour !). Les nuages nous évitent de nous perdre dans la contemplation des montagnes prestigieuses qui devraient former l’horizon.

Il est temps de redescendre – en transports publics toujours – car un peu de marche nous attend. Nous remontons l’Aar jusqu’au bac de Bodenacker, à la hauteur de Muri. Une expérience inoubliable que de se laisser tracter par les flots tumultueux d’une rive à l’autre ! Une agréable balade nous ramène au parc du Dählhölzli où quelques chamois, bouquetins et autres animaux  à poils et à plumes nous regardent passer d’un air assez indifférent. Une petite boisson, et il est temps de prendre le chemin de la Place Fédérale pour une dernière photo souvenir.

Merci à Jean-Philippe pour l’organisation et la conduite parfaite de cette sortie « citadine » mais somme tout très campagnarde aussi.

Laurent