Semaine à Fuldera (Grisons) du 26 août au 2 septembre 2017

21 participants, tous logés à l’hôtel Staila que nous avait chaleureusement recommandé notre amie Eliane.

Jour 1

Ofenpass – Fuldera, 14 marcheurs

C’est à l’arrêt du bus postal, juste à côté de notre hôtel, que les 14 marcheurs se rassemblent pour cette première journée de marche. 5 vététistes font un tour de chauffe autour du groupe avant de s’élancer eux aussi à l’assaut de l’Ofenpass. 15 minutes plus tard nous empruntons le « Höhenweg » (2149 -2320m) qui nous conduira jusqu’à Lü, petit village qui surplombe Fuldera sur la rive opposée de la rivière Il Rom. Pique-nique à Alp Champatsch 2087m d’où la vue est splendide.  Il nous faudra traverser Il Rom, rivière qui coule au fond de la vallée. Nous sommes en plein parc national, un tapis vert sert de fond aux arolles qui, sous le soleil, répandent leur délicieuse odeur de pin. Au loin, le sommet enneigé du Ortler contraste avec les chaines minérales de L’Engadine.

Pendant ce temps, avant d’arriver à l’Ofenpass, les vététistes empruntent un parcours en sens contraire du groupe des marcheurs. Ils commencent par grimper jusqu’à Lü sur la route goudronnée, pour ensuite attaquer une première portion de portage pour déboucher au col de Costainas à 2251m d’altitude. Une magnifique descente les conduit jusqu’à l’Alp Astras avant de remonter jusqu’à la Funtana da S-charl à 2393 m, la majeure partie se faisant en poussant les vélos ! Tous les efforts consentis sont récompensés par une vue magnifique sur les sommets environnants et une longue descente sur l’Ofenpass et Fuldera.

Jour 2

Ofenpass – Piz Daint, 2967m

A l’exception de Louis et d’Heribert, l’ensemble des participants se retrouvent dans le bus qui nous mène pour le 2ème jour d’affilée au Col de L’Ofenpass. De là, un itinéraire varié et pentu nous amène au travers d’un imposant pierrier au pied de la crête qui mène au sommet du Piz Daint.

12 marcheurs optent pour le sommet. Le reste du groupe décide de rejoindre directement Buffalora pour attendre le bus. L’après-midi se termine au soleil sur la terrasse de notre hôtel où chacun commente joyeusement les exploits de la journée.

Jour 3

Fuldera – Santa Maria- Terza

Treize marcheurs prennent le départ depuis l’hôtel en direction de Santa Maria dans l’idée d’atteindre l’auberge de montagne sise à Terza Sura. Marche ombragée et facile puisque l’on commence par une descente d’environ 250m, d’abord en forêt, puis sur la rive gauche de la rivière Il Rom. Depuis Santa Maria la pente s’inverse, nous mettrons 1h30 pour gravir les 700m de dénivelé positif. La motivation du groupe est optimale car nous allons déguster la meilleure tourte aux noix du Val Müstair. Arrivés à 13h sur la terrasse magnifiquement fleurie de ce belvédère, personne ne sera déçu. En fait, il faut encore gravir 160m sous un soleil ardent avec certes la meilleure tarte aux noix dans l’estomac, mais l’effort demandé n’en est que plus grand. Puis arrive le moment bienvenu d’amorcer la descente en direction de Craistas.

Nous suivons une ancienne route herborisée très agréable par l’ombre qu’elle nous offre. C’est en longeant la rivière Il Rom, cheminant en bordure des prés fraichement coupés que nous retrouvons sur la terrasse de l’hôtel nos amis cyclistes, tous heureux, en train de s’hydrater. Six heures de pur bonheur se sont ainsi écoulées sous un ciel sans nuage.

Ces derniers ont opté pour le tour du Val Mora en partant de l’Ofenpass et revenir par le Val Vau sur Fuldera. Ce parcours est taillé pour le VTT : les chemins très variés, le paysage splendide, une nature encore à l’état sauvage permettent de profiter pleinement d’une journée ensoleillée à traverser les alpages sur des chemins normalement pas trop exigeants …. malgré deux chutes sans gravité ! Ce parcours est à recommander à tous les amoureux du VTT, qui ont tout loisir de photographier un petit veau qui vient de naître en train de téter sa maman, des marmottes pas trop farouches ou un vol de lagopèdes.

Jour 4

Piz Umbrail 3033m

Quinze marcheurs, incluant ceux qui étaient cyclistes la veille, se rendent de Santa Maria au col de l’Umbrail en bus (+ 1200m) pour atteindre ce majestueux sommet. Cette route de montagne est encombrée par les voitures qu’il faut croiser, les cyclistes en plein effort qu’il faut doubler, et les motos qui veulent doubler le bus, tout cela nous procurant quelques émotions. Depuis le col, notre groupe de marcheurs expérimentés met à peine 1h20 pour atteindre le Piz Umbrail (3033m) sur un sentier exposé, tracé en partie dans la caillasse, en partie à même le rocher sommital.

Après les congratulations bien méritées, nous nous mettons en marche pour la descente sur le Lac de Rims (2396m) que nous atteignons en 1h30.

 

 

 

     Là, sur les rives du lac, nous soulageons nos pieds et genoux au cours d’un pique-nique spectacle que nous offrent 2 nageuses et un nageur émérites. Gisela, Agnès et Laurent avaient tout prévu! Pour agrémenter encore plus ce moment, Brigitte partage avec tous le délicieux cake tyrolien préparé à la maison, tandis que circulent de beaux carrés de chocolat offerts par Anne-Claude.

Il nous faudra encore 1h30 de descente des plus spectaculaires pour atteindre le point 1778 où, après une sieste sylvestre, arrive le bus qui nous reconduit à Fuldera. Nous avons dévalé 1200m de descente, doublés par des vététistes téméraires et même un cascadeur !

Quatrième jour de grand beau temps, tous sont émerveillés par les paysages, comblés par le bel exploit réalisé ce jour. Merci à Jean-Philippe pour l’organisation en transports publics et à tous pour l’attention de chacun pour chacun.

 

 

 

Jour 5

Lü- Müstair

Un bus réservé par Jean-Philippe conduit 15 marcheurs de Fuldera à Lü (+300m). Nous nous laissons guider par Laurent qui fête un anniversaire important ce jour. Les nuages descendent jusque sur nos têtes et tantôt laissent apercevoir un soleil timide. Peu importe, notre cohorte avance en devisant sur des chemins bien larges. Nous sommes entre 1900 et 2100m, puis nous perdons progressivement de l’altitude jusqu’à la frontière italienne.  Plus de 3h ont passé sur les hauteurs, Müstair est en vue en bas dans la vallée, il est temps de pique-niquer. Marie-Hélène sort de son sac un délicieux et moelleux cake au citron qui arrive à point pour compléter nos petits en-cas. Encore 500m de descente et nous voilà aux portes du Monastère St Jean-Baptiste de Müstair, une communauté monastique habitant les lieux depuis plus de 1200 ans. Gisela prend les commandes pour qu’un groupe de 8 personnes suive une intéressante visite guidée. La pluie se met à tomber.

Une météo matinale peu engageante n’a pas découragé 4 valeureux vététistes d’entreprendre la traversée sur Scuol. Une montée d’un peu plus de 600m, dans le brouillard, pour une descente de plus de 1000m sous le soleil, que rêver de mieux ? Le parcours entre S-charl et Scuol restera inoubliable : la route a été coupée trois semaines auparavant, sur plusieurs centaines de mètres, par de nombreuses coulées de roche arrachant tout sur leur passage. Les débris d’arbres sont encore bien visibles, la route est encore dans un état provisoire, les gens de la vallée travaillent d’arrache-pied pour tout rétablir. Heureusement, personne n’a été blessé dans cette catastrophe naturelle. L’homme se sent bien petit devant un tel déchainement de la nature. La rentrée depuis Scuol se fait en train puis en bus. Il faut se dépêcher, car la journée n’est pas terminée, nous allons faire la fête à Laurent !

 

Jour 6

Tous à Glurns (Italie) en bus. Petite ville du Sud Tyrol italien fortifiée où il fait bon flâner sous d’épaisses et solides arcades. Chacun chemine à son gré, repartant par exemple pour Santa Maria pour y découvrir un atelier de tissage ou faire provision de tourtes aux noix dans l’un des meilleurs tea-rooms de la région. Il faut dire qu’il pleut fort ; quelle chance nous avons eu avec le temps pendant 6 jours d’affilée !

Dernier souper convivial, comme chaque soir précédé d’un apéro, occasion de remercier tous les participants et ceux dont les compétences nous ont été fort utiles. Je pense à Jean-Philippe, Patrick, Lucien, Daniel, Laurent. La soirée continue autour de jeux de société dont Sonia et Catherine ont le leadership. Même la patronne de l’hôtel a souhaité se joindre à ces joyeux joueurs.

Et voici le mot de la fin emprunté à Agnès : « Un hôtel fantastique dans un cadre idyllique, superbe ambiance amicale des participants. Je me sens favorisée de pouvoir vivre tout ça ».

Récit de Geneviève et de Jean-Philippe