Saint-Cergue, Chartreuse d’Oujon, le 1er mai 2019

Un tout grand merci à Michel Narbel pour la belle journée qu’il nous a préparée en direction des ruines de la chartreuse d’Oujon. C’était super que le groupes 1 et 2 (20 Mercredistes au total) aient pu marcher ensemble de Saint-Cergue aux ruines, puis partager le pique-nique dans la belle ambiance traditionnelle. Après la pause apéro et pique-nique, Philippe Narbel a repris le groupe 1 en direction de Saint-Cergue par un nouvel itinéraire (mille mercis, Philippe), alors que Michel Narbel conduisait les Mercredistes du groupe 2 à Arzier. Comme quoi, un Narbel peut en cacher un autre…Je saisis l’occasion qui m’est offerte pour remercier aussi Frédéric Tschanz en votre nom à tous, car il contribue toujours au bon déroulement de nos courses.

Quelques mots sur la chartreuse Notre-Dame d’Oujon

Résumé 

La chartreuse Notre-Dame d’Oujon, fondée en 1146, est la plus ancienne chartreuse de Suisse. Elle disparaîtra en 1537 après la proclamation de la réforme dans tout l’État de Vaud par les Bernois. Les fouilles archéologiques entreprises dès 1945 ont permis de mettre au jour les vestiges de ses bâtiments.

L’ordre des Chartreux….

L’ordre des Chartreux est fondé en 1084 dans le massif montagneux de la Grande Chartreuse (d’où le nom de l’ordre), au-dessus de Grenoble, par Saint Bruno, Allemand originaire de Cologne. Le fondateur recherche la pureté et le dévouement à Dieu en isolant le moine des influences du monde extérieur. Ceci explique le choix de lieux isolés pour abriter les communautés cartusiennes. L’architecture même du monastère reflète l’idéal de vie spirituelle dans la solitude des membres de la communauté qui ne compte en général pas plus d’une douzaine de moines.

…parvient à Saint-Cergue

L’ordre se répand depuis le massif de la Chartreuse vers le nord. Les pentes du Jura alors assez inhospitalières sont peu peuplées et l’isolement est l’une des qualités recherchées par la communauté. Cependant, le site choisi vers 1146 n’est pas trop éloigné d’une voie de communication assez importante menant à Saint-Cergue. Le nom d’Oujon vient sans doute de la topographie du lieu, le mot latin augio signifiant «auge». On ne connaît pas la date précise de la consécration de l’église Notre-Dame. Lors de son installation et au cours des siècles, la chartreuse reçoit de nombreuses donations, en particulier de la part d’Olivier de Mont (seigneur de Mont-le-Grand dont les ruines du château sont toujours visibles sur le territoire de l’actuelle commune de Mont-sur-Rolle). La chartreuse devient une importante seigneurie et entre parfois en conflit territorial avec ses voisins, comme les seigneurs de Mont et Genolier ainsi que les abbayes de Bonmont et de Saint-Claude. En 1306, le monastère fonde la paroisse d’Arzier.

Un incendie détruit la chartreuse en 1536, alors que la Réforme s’impose dans le pays de Vaud sous domination bernoise. En 1537, les chartreux demandent aux représentants bernois l’autorisation de reconstruire, mais celle-ci leur est refusée. Les trois derniers moines sont expulsés, ce qui marque la fin de l’existence de la chartreuse d’Oujon, après quatre siècles d’existence.

Les fondations et quelques murs seront mis au jour par les premiers archéologues en 1945. Les fouilles suivantes sont entreprises dès les années 1970.

Le site a été classé comme bien culturel suisse d’importance nationale. Le mobilier découvert lors des fouilles est conservé par le musée historique de Nyon.

Sources :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Chartreuse_d%27Oujon

http://www.visinand.ch/rando/pieds/Autres/Chemin_spirituel_d_Oujon/2015_septembre/Chemin_spirituel_d_Oujon.htm