Riddes-Isérables-Prarion 30 octobre 2018

C’est par une météo peu engageante à l’aube de ce mardi (tempête sur le Léman) que nos 8 Mardistes optimistes ou inconscients (tes), au choix, décident tout de même de partir en course en direction d’Isérables pour admirer les mélèzes en feu.

Geneviève, Christiane, Evelyne, Anne-Claude, Karen, Anne-Marie, Agnès et Gérard se retrouvent à Riddes au pied du sujet. Au vu du temps bouché et de la neige tombée au-dessus de 1500m il est décidé de monter déjà à pied à Isérables depuis Riddes et de voir ensuite jusqu’où nos forces et la météo nous mènent. Nous entamons la rude pente par le joli chemin didactique “des Érables”, desquels Isérables tire son nom, et gagnons ce village perché à 1100m en 1h15.

Pause-café dans un estaminet tenu par une charmante dame une pure “Bedjuasse” au milieu des autres clients “Bedjuis” (les habitantes et habitants d’Isérables) du café, enfin eux ils sont plutôt au ballon de blanc. Isérables est connu pour ses fraises en saison, et surtout paraît-il pour son accent valaisan   particulièrement gratiné. (YouTube vidéo du Nouvelliste).

Après cette pause bienvenue nous continuons notre montée en direction du hameau de Pra d’à Dzeu en gravissant le “Châble”, qui signifie rue raide et porte bien son nom puisque nous avons ici bien 25% de pente. Serait-ce là le secret de la longévité légendaire des Bedjuasses et des Bedjuis?Après Pra da Dzeu la pente s’adoucit et nous arrivons dans les mélèzes, notre Saint Graal du jour, encore en partie verts, jaunes et aussi blanchis par la neige tombée la veille. Le soleil commence à pointer son nez, le nôtre coule à cause du froid quand nous arrivons à 760m sur l’ancien bisse de Saxon. Après un cheminement   plat un peu longuet nous arrivons enfin vers 13h15 à Prarion, point culminant de la course, les estomacs crient famine et nous attaquons joyeusement notre “frichti” sous un soleil encore bien timide.

Il est bientôt temps d’attaquer la descente en direction d”Isérables en passant par Eirette, La Tsoume et les Tsan Roux,( ça ne s’invente pas) avec une belle vue sur la vallée, en face la Tsoumaz et de l’autre côté du Rhône le Grand Chavalard.
Au village les genoux de certaines Mardistes demandent de prendre la télécabine pour descendre à Riddes. Les autres entament la descente à pied sous un magnifique soleil revenu, on peut même enlever une couche de veste. Après l’incontournable goûter des Mardistes, à la pâtisserie la Gourmandine de Riddes(le chef de course est soulagé: elle est ouverte!), nous nous séparons après une journée finalement pas si mal, commencée dans le brouillard et terminée sous un soleil radieux.

Bilan : 05h59 de marche, (courtes) pauses comprises, 18,56 km de distance et 1193m de montée, sans oublier 1450 calories brûlées…….avant le passage à la pâtisserie. Quelques photos du jour, tien du noir et blanc c’est beau aussi.

Récit de Gérard

Photos de Christiane et Gérard