Le Sentier du sel 31 octobre 2017

Mardi 31 oct., 12 participants se retrouvent à la gare d’Aigle pour emprunter l’ASD jusqu’à la halte de Plambuit, départ du sentier du sel, qui se termine env. 13 km. plus loin, à la halte du BVB au Bévieux. La température est fraîche, mais le temps est au beau fixe et les couleurs des forêts sont encore magnifiques.

Tout au long du sentier, des panneaux didactiques attrayants, avec de nombreuses citations et illustrations, nous font découvrir la fabuleuse odyssée du sel, depuis la découverte en Suisse, en 1534, d’une source salée à Salin, à 900 m. d’altitude et la toute première saline de Suisse.

On peut admirer, à Salin, un bel édifice à tourelle construit en 1727 par les Bernois pour y loger le personnel de la mine et de la saline, ainsi que plusieurs vestiges liés à l’exploitation du sel.

L’esplanade, dotée d’un foyer, de tables et de bancs en bois, ainsi que d’une fontaine ornée d’un grand bouquetin, offre une vue imprenable sur la plaine chablaisienne et les alpes.

En passant par Panex – Glutières – le châtaignier multicentenaire des Plumasses précédant Antagnes – Les Devens et enfin le Bévieux, on découvre progressivement les causes de la grandeur et de la décadence des blanches pépites.

Ainsi, nous avons croisé des rois, des mineurs et des mercenaires, des alchimistes, des nains et des sorcières, des chiens contrebandiers, … des maris salés ou des fantômes criblés de sel … Ces panneaux font également la part belle aux enfants à travers une rubrique intitulée – hé, les petits loups –

Au terme de ce voyage dans le temps, Le Bévieux, lieu-dit de la saline qui fut érigée près d’un siècle et demi après la saline de Salin, afin d’évaporer les eaux des sources salées captées au Fondement, sur la commune d’Ollon. Il est traversé par la rivière de l’Avançon, qui servait au flottage des bois de chauffage de la saumure jusqu’ à la saline du Bévieux.

Il faut rappeler enfin que c’est précisément en raison de la proximité des gisements salifères que les premières industries, gourmandes en saumure, se sont fixées dans la plaine industrielle du Chablais.

C’est à la halte du Bévieux, sur la ligne du chemin de fer à crémaillère du train Bex-Villars-Bretaye, inauguré en 1910, que nous reprenons le train jusqu’à la gare de Bex, puis sur Aigle via les CFF.

Récit de Pierre Pradervand

Photos de Silvia Bonetti et Jasmine Chapuis