Le Sentier des vitraux, 6 décembre 2016

 

1436041677-1581-largePar cette belle journée de début décembre, nous sommes 4 à arriver en voiture au rendez-vous devant l’Office du tourisme de Romont, en même temps que Geneviève qui a utilisé les transports publics. Le train de Laurent ayant un peu de retard, et le chemin étant raide depuis la gare (bon échauffement !) nous l’attendons au soleil.

C’est donc un petit groupe motivé de 6 randonneurs qui suit une partie des remparts pour sortir de la vieille ville. Une descente, la traversée d’un carrefour et de quelques routes et nous sommes déjà arrivés à l’Abbaye cistercienne de la Fille-Dieu, beau bâtiment encore habité par des sœurs et dont l’église possède de très beaux vitraux modernes, non figuratifs, même si chacun peut y retrouver ou deviner des formes, des thèmes, des couleurs évocatrices de tableaux plus traditionnels.

Le chemin continue dans la campagne fribourgeoise où nous pouvons passer souvent à travers champs car il fait froid et le sol est gelé. Mais les paysans en ont profité pour répandre du purin, l’occasion d’expliquer à celles d’origine étrangère, la réputation « odorante » du canton.

Le ciel est bleu, complètement dégagé et la vue impressionnante tout autour de nous, des Alpes au Jura. Et en mettant en commun nos connaissances, nous arrivons à reconnaître « presque » tous les sommets….

C’est à Berlens que se situe notre 2ème étape, la Chapelle Saint-Joseph et ses vitraux, très semblables mais chacun d’une couleur différente et lumineuse.

Encore quelques fermes et de superbes villas et voici Grangettes. Au milieu de l’église se trouve un calvaire à double face superbe mais les vitraux nous ont étonnés par les scènes « violentes » qui y étaient stylisées, loin de l’atmosphère paisible qui se dégage en général de ces endroits. Mais la paix nous l’avons trouvée à l’extérieur ! En effet c’est là, contre le mur de l’église, juste en face des tombes du cimetière, bien à l’abri du vent et en plein soleil que nous avons pique-niqué….Les vestes et les gros pulls ont vite disparu, mais le chocolat n’avait pas fondu dans les sacs, heureusement !

Gisela nous avait promis que le village suivant était le plus grand de ceux traversés dans cette randonnée et que nous y trouverions un café. Nous quittons donc notre havre de paix pour aller jusqu’à Mezières, mais toujours dans le canton de Fribourg. Là, dans l’église Saint-Pierre-aux-Liens, en plus de vitraux colorés se trouve aussi du mobilier en verre et, surtout, une impressionnante peinture sous verre. J’y ai appris que le peintre doit exécuter son œuvre à l’envers, quel travail !

Nous avons finalement trouvé LE tea-room du village et comme il se trouve près de l’arrêt du bus, que l’une de nous a mal au genou, que nous sommes solidaires…… nous trichons en ne faisant pas la boucle complète de 15 km et en reliant Romont avec le bus .

Mais il nous pose près de la gare et il faut encore rejoindre la vieille ville et la voiture, sur les hauteurs. Seul Laurent peut directement prendre son train.

Merci à Gisela d’avoir choisi début novembre, quand il ne faisait pas beau, de reporter sa course. Cela a permis à Laurent et ses dames : Geneviève, Beate, Karen, Gisela, Anne-Claude de découvrir sous le soleil cette belle campagne fribourgeoise.

Anne -Claude Leyvraz