Le Mont Pèlerin 10 octobre 2017

A 10 h, par une belle journée d’automne, se retrouvent au départ du funi Vevey-Mont-Pèlerin : Gisella, Karen, Geneviève, Silvia, Marie-Paule, Beatrice, Jacqueline, Evelyne et…le soussigné !

Le funi est remplacé ce jour-là par un bus-navette, qui est bientôt envahi par une joyeuse et bruyante cohorte de très jeunes randonneurs en sortie de groupe.Le car nous laisse sur la route de la Maison du Pèlerin, point de départ de notre randonnée. Le peloton de tête, pour ne pas faillir à sa réputation, attaque d’un pas allègre la montée, raide, suivie d’une rampe d’escalier qui nous amène dans le sous-bois de Baumaroche. De là, par des chemins tour-à-tour éclairés par le soleil qui filtre à travers le feuillage jaunissant des hêtres et des chênes, ou qui s’enfoncent dans des forêts plus sombres de sapins et de buissons, nous longeons la crête du Mont-Pèlerin sur son revers, en passant derrière la tour-antenne qui apparait tout-à-coup entre les arbres. Parfois, on débouche sur un pré en découvrant soudain le panorama de la Gruyère qui s’étend sous nos yeux et nous incite à mettre un nom sur les montagnes qui se dessinent en silhouette à l’horizon. Puis le sentier s’enfonce à nouveau dans le bois, où l’on croise un groupe de chasseurs à l’affût de chevreuils. Après une halte-restauration dans un magnifique point-de-vue, une dernière étape nous amène directement sur la buvette de Mont-Chesau où nous avons été annoncés par Gisella. C’est autour d’une table animée que nous savourons la bonne chaleur du soleil ainsi qu’un délicieux Chardonne, offert par Evelyne qui fête son anniversaire !

 

Ayant refait nos forces avec une assiette de röstis ou une croûte au fromage bien chauds, nous repartons pour la dernière étape en direction de Chexbres. C’est par une longue descente en écharpe que nous retrouvons le versant sud du Mont-Pèlerin, le plus souvent par des anciens chemins qui longent les lisières de forêt et mènent de ferme en ferme, découvrant peu à peu le panorama du Haut-Lac, de l’entrée de la vallée du Rhône avec les Dents du Midi et le Grand-Combin resplendissant dans la lumière de l’après-midi. En passant par le hameau de Lignières, nous quittons la paix des forêts et des troupeaux paisibles dans les prés pour retrouver la civilisation moderne et l’agitation bruyante de l’autoroute.

Après une brève remontée sur la route qui la longe en amont, nous la traversons par un passage piéton souterrain qui mène en peu de temps à l’entrée de Chexbres et ses belles maisons vigneronnes. Il est 16 h. et il reste une demi-heure d’attente pour le prochain train. Nous la mettons à profit pour admirer encore une fois la vue depuis la terrasse du tea-room qui surplombe la gare, avant de rejoindre notre point de départ. En résumé, une ballade très réussie par un temps superbe et dans une bonne ambiance. Merci Gisella !

Récit de Christian Allenbach, photos de Silvia Bonetti