Le Hunsrück 30 mai 2017

Le réveil se fait sous un ciel nuageux, mais pas trop, donc rien ne nous empêche de nous retrouver à 8h.30 à Blonay. Nous sommes 9 au rendez-vous, pardon 10 avec Charly, le chien d’Edith qui nous accueille avec toute la joie d’une belle ballade à venir.

Nous nous répartissons en 3 voitures et départ pour le Jaunpass (1509 m). Le début de la montée se fait par une petite route, puis très vite nous crapahutons sur un petit sentier à travers les pâturages. La pente se fait tantôt raide, tantôt cool jusqu’à la Cabane de l’Obenegg (1818 m), cabane du Club alpin de la Gruyère.

Après une petite pose boissons, nous empruntons ensuite un chemin de crête qui monte, régulièrement ou… pas , et qui nous offre une vue splendide sur les Gastlosen d’un côté et sur un paysage de collines et de montagnes enneigées de l’autre. Nous sommes émerveillés par la grande diversité de fleurs aux couleurs incroyables, il y a là quantité de gentianes, petites et grandes, des pensées sauvages jaunes et d’autres tricolores, des trolles, des pulsatiles, des renoncules des montagnes, des jolies petites soldanelles, des orchis superbes et bien d’autres fleurs qui forment un tapis multicolore.

Encore une bonne heure (un peu plus) et notre but, le Hunsrück (2047 m) atteint, nous nous octroyons une bonne pause pique-nique bien méritée, juste en dessous du sommet vers un bosquet de petits sapins. Chouette moment de partage et de bien-être agrémenté d’une bonne bouteille sortie du sac d’Hartmut.

Il est temps d’entamer la descente, d’autant plus que quelques nuages bien noirs et menaçants nous talonnent. Le chemin du retour est le même que celui de l’aller, mais nous pouvons admirer la vue dans l’autre sens, ce qui nous permet de découvrir bien des petits détails loupés, comme le fait remarquer Edith.

Quelques gouttes de pluie nous souhaitent la bienvenue, à 5 minutes des voitures et une averse plus importante arrose le grand parasol sous lequel nous nous sommes réfugiés pour boire « le petit jus de fin de course ». Le soleil revient pour nous accompagner à nos voitures et départ pour le petit cimetière de Jaun, qui nous révèle ses stèles en bois, sculptées avec les métiers ou passe-temps de chacune des personnes enterrées. Une curiosité que nous ont fait connaître Pierre et Edwige.

Une superbe journée qui nous a fait du bien au corps et surtout aux yeux. Un dénivelé total de 726 m. effectif, selon la montre de Pierre. Une belle course menée par Hartmut qui nous en promet d’autres très alléchantes pour le futur.

Récit de Jasmine