L’Au d’Arbignon à VTT, 1649m – 7 juin 2015

Jusqu’à la dernière je ne savais pas si j’oserai me lancer à rejoindre Wolf et ses participants pour ma première sortie « officielle »à VTT du CAS Montreux. Je dis « officielle » car répertoriée avec les activités sur le site internet, même deux fois, avec des rendez-vous différents, et le rendez-vous donné par Wolf à Cachou indique encore une autre heure. Comme je ne suis pas inscrite et que je risque bien d’être larguée si le rendez-vous est tout-de-même correct, je prends une carte topo.

Finalement non seulement le rendez-vous visé était le bon mais surtout ces messieurs, Wolf, Jean-François et Philippe m’ont très bien entourée. Particulièrement Philippe, qui s’est préoccupé de la hauteur de ma selle avec tellement de persuasion que j’ai fini par me laisser convaincre de la rehausser. Le réglage est une chose, mais encore faut-il s’habituer à voir le sol de beaucoup plus haut, de n’avoir même plus la pointe d’un pied qui touche par terre, de repartir en pleine montée et de redescendre du vélo avec ce short qui reste collé à la selle, et j’en passe, ce fut bien laborieux. Surtout après l’arrêt pour admirer la cascade de la Pisse-Chèvre, ma cheville s’en ressent encore, et probablement le pied de Jean-François aussi.

Bref, les 29 virages en épingles qui rejoignent Morcles ont vite passés. La circulation motorisée ne nous a pas gênés. Mais la pause désaltérante à l’Auberge de Morcles est plus qu’appréciée.

Bon, ce n’est pas tout mais il n’y a que la moitié du dénivelé qui a été avalé. Nous poursuivons notre montée, la forêt est plus clairsemée et maintenant le soleil darde ses chauds rayons. Peu en dessous des Matinaux, nous bifurquons sur la droite, une agréable route forestière part à flanc de coteau en direction de l’Au d’Arbignon. Quelques rudes montées assez courtes alternent avec des portions plates, un premier pont aux planches bien arrangées et numérotées est franchi malgré le panneau de mise en garde signalant leur absence. Puis un deuxième dans un état nettement moins rassurant, les planches ont été déchiquetées et trouées par les chutes de pierres qui jonchent ce qui reste de leur surface. Wolf me dit de marcher sur les poutres pendant qu’il s’occupe de mon vélo. Le pont est au pied d’une jolie cascade qui nous rafraichit avec ses embruns.

Le Torrent sec (?)

Le Torrent sec (?)

Arrivée en légère descente à l’alpage de l’Au d’Arbignon, niché au pied des falaises des Petite et Grande Dents de Morcles, où nous avons la chance de visiter la fromagerie et de goûter au sérac tout frais. Enfin une bonne pause, avant de dévaler la pente jusqu’en plaine, je suis très soulagée d’avoir affaire à une route d’alpage, puis à la route goudronnée. Le sentier que Wolf envisageait de suivre à flanc de coteau pour rejoindre la route de Morcles a été emporté et est infranchissable. Nous devons descendre jusqu’à Collonges et revenir sur Lavey par la route cantonale. Evidemment le vent a tourné et nous l’avons de face. Philippe m’ordonne de le suivre et je profite de son aspiration, donc c’est finalement très roulant et nous avons tôt fait de boucler la boucle.

Les Bains de Lavey attendront des températures plus adaptées au thermalisme et chacun rentre chez soi, qui pour des grillades, qui pour le rôti du dimanche préparé par ses « apprentis-beaux-fils » etc…

Merci à Wolf, Jean-François et Philippe pour cette belle sortie dominicale.