En remontant la Venoge 4 avril 2017

On a un bien joli canton, disait Gilles, dans son célèbre poème  « La Venoge ». C’est ce que les mardistes ont dû se dire en ce mardi 4 avril, au rendez-vous fixé sur la plage de Préverenges à 10 heures. Etaient au rendez-vous : Jasmine, Karen, Denise, Michel, Edith, Beate, Geneviève,  Julie et « Charly».  C’est ravissant, cette plage, avec son lot de canards, de grèbes et de cormorans. On commence par longer la rive jusqu’à l’embouchure de la Venoge , en admirant au passage la réserve naturelle que forme l’Ile aux oiseaux. Puis on suit le sentier piéton qui va longer notre Venoge sous bois tout le long de son parcours. C’est un trajet facile, mais qui révèle son lot de surprises. Il y a d’abord la bambouseraie qui a été rasée, puis le sentier qu’un énorme chantier a interrompu sous la route cantonale. Plus haut on longe une piste d’obstacles faite pour l’entraînement des chevaux de compétition. On atteint bientôt l’impressionnante « chute » de la Venoge, qui doit bien faire dans les 2 mètres de haut, sans rire. Puis on continue, mais on fait un premier arrêt vers 11h pour se désaltérer près de cet étrange Pont rouge, lancé en double arche inclinée et de biais à travers la rivière.

On continue, toujours sous bois. On atteint la maison des pêcheurs qui ne pêchent plus depuis que la rivière est polluée, à ce qu’ils disent. Ils se contentent d’y venir pour boire des verres. On traverse ensuite les folles pistes d’entraînement faites pour chiens boxers, dans une boucle de la rivière. Plus haut, on sort du bois , et on passe successivement sous les quatre ponts que forment les deux lignes de train, l’autoroute et la grande route cantonale.  Ce fut le seul endroit bruyant de toute la journée. On continue et heureusement on se retrouve bientôt sous bois, le long de la Venoge traditionnelle,  « tranquille et pas bien décidée », comme l’avait si bien dit Gilles avant nous. Mais midi est passé, et les estomacs crient famine. On cherche en vain « un replat pour le pique-nique », avec mes excuses pour ce xième plagiat de Gilles. Mais on finit par découvrir vers midi et demie quelque chose qui y ressemble, une petite plage faite exprès pour nous, dirait-on, au-dessous de Bussigny. Et hop, on s’arrête et on ouvre les sacs.

On avait à peine terminé nos sandwiches que tout à coup trois gouttes de pluie viennent perturber notre quiétude. On plie vite bagage, et on se met en route pour le retour, selon le même chemin, mais à l’envers. Heureusement, ces gouttes n’étaient qu’une fausse alerte. Le retour fut sans histoire. Et on arriva un peu avant 15 heures au point de départ, devant la buvette de l’Oued, où on s’attable avant de se dire au revoir.

Jolie balade, avec un seul L, menée de bout en bout par le soussigné.

Maurice Cosandey