D’églises en chapelles 28 novembre 2017

Par un temps frais mais agréable, onze marcheurs se sont retrouvés à Châtel St Denis pour découvrir une partie du patrimoine historique et religieux de ce lieu. Gisela, Karen, Marilyn, Laurent, Michel et Rose-Marie, Geneviève, Philippe, Patrick et Sonia….et moi (Edith).

Attendus par les sœurs de l’Institut St-François de Sales situé au centre de la localité, nous apprenons que La Chapelle n’est autre que l’ancienne église de Châtel St-Denis. Les gravures montrant la bâtisse présentent la tour avec un clocher en forme de bulbe. Celui-ci n’existe plus actuellement. Depuis le jardin, nous appercevons le Mont Blanc, et à l’Est, le Mollard, Folly, ainsi que Teysachaux et le col de Lys. Dans La Chapelle, des vitraux aux couleurs mauves et oranges dégagent une lumière particulièrement harmonieuse; ils sont signés de Yoki (Émile Aebischer, dit Yoki, né en 1922 à Romont et décédé en 2012 à Givisiez).

Il n’y a qu’à traverser la rue et monter la ruelle pour atteindre l’Eglise de Châtel-St-Denis. Si elle est visible loin à la ronde, telle une cathédrale, ceci a été voulu par son constructeur, Adolphe Fraisse. Dès l’entrée, nous sommes frappés par trois verrières centrales supportant les personnages bibliques sur un fond uniformément écarlate ou pourpre. De style néo-gothique, l’église présente un autel de facture contemporaine, suggérant un arbre, que j’ai particulièrement admiré.

À la sortie de la ville en longeant la Grand-rue, nous gagnons La Chapelle Saint-Roch qui était ouverte pour notre visite; merci Gisela.

Datant de 1655, c’est à la suite de la peste qui avait ravagé l’Europe et semé le deuil dans de nombreuses familles de la région que la décision de la construction de ce sanctuaire fut prise. Classée monument historique, La Chapelle comprend de magnifiques vitraux qui sont l’œuvre de Charles Cottet, artiste contemporain renommé de la région.

Nous traversons la Veveyse par un pont de bois, la longeons par la forêt, et prenons la direction de La Chapelle Notre-Dame du Scé.

 

Elle est située de manière très visible sur la falaise qui domine le village de Fruence, notre regard peut contempler toute la cité châteloise et ses alentours. Là nous découvrons à nouveau des vitraux de Yoki. Le chemin de Croix que nous empruntons pour la descente est rendu glissant par les feuilles tombées et l’humidité.

Nous retraversons la Veveyse pour nous rendre à la Chapelle de Fruence, datant de 1958, toute modeste jusque dans ses vitraux faits d’une croix sur un fond de damier couleur taupe. Escapade sans difficultés mais intéressante, nous avons encore fait une halte dans un tea-room de la localité, nous permettant de nous restaurer et échanger quelques propos avant le retour.

Récit d’Edith Willi