Bisse du Levron 21 août 2018

 

   7:25 Christiane, Evelyne et Marie José (une amie invitée) démarre de Montreux, direction Villeneuve ou Christian nous attend vers le débarcadère, à La Rennaz Yvette est la première arrivée.8:00 Patrick, Sonia, Victor, Béatrice, Sylvia arrivent chacun enthousiaste avec ce magnifique soleil qui sera présent à chaque instant de cette journée. Violette et Nol, ensuite Daniel, Martine et Anne-Claude qui récupéreront Monica à Aigle. Gisela et Karen apparaissent, nous retrouverons à Medran – Verbier Sylvie – le compte est juste 19 personnes.

Christiane nous avait prévenu, durée de marche 3h30 pour 13.5km parcours facile, nous prenons les cabines à Medran direction Les Ruinettes 2195m point de départ de notre randonnée avec une vue sur le massif du Grand Combin ensuite nous découvrirons le massif de la région de Trient pour terminer sur les Dents du Midi.

Cette course n’offre en effet aucune difficulté mais criblée de faits historiques.  Construit aux alentours de 1460 c’est un bisse d’altitude 2400/1900 il est entièrement en eau à partir de Juin jusqu’à Octobre avec une longueur totale de 18km (aller/retour de la Chaux) ce que nous n’avons pas fait. Evelyne est la seule à apprécier la remontée des eaux !!! Le deuxième plus long bisse après celui de Saxon.

Les bisses sont de véritables monuments historiques faisant partie intégrante du paysage valaisan et sont encore des témoins de la vie économique et sociale d’antan.Jusqu’au XIV l’agriculture valaisanne produisait essentiellement des céréales peu d’irrigation nécessaire. Vers l’an 1350 les ravages dus à la peste ont disséminé la population locale et ont eu pour conséquence l’abandon de cette culture. Les surfaces agricoles à disposition sont devenues des pâturages et des prés de fauche, développant l’élevage d’animaux de rente. Ceci nécessitait une irrigation intense mais dû au changement climatique (déjà à la mode en ces années) obligèrent les habitants du Vieux Pays à entreprendre la construction des canaux d’irrigation.

Ces ouvrages traversent les pâturages mais il faut se projeter aux périodes de construction concernées et imaginer que les outils rudimentaires, pelles et pioches ainsi que du bois et des cordes animent la force des bras et le génie de l’homme ainsi avec sa volonté le système se développe et prospère. Aujourd’hui le tourisme est la deuxième vie des bisses que nous avons admirés au long de notre course et surtout le clapotis de l’eau juste là, à vos pieds. Le parcours magnifique, la file indienne parfaite (quelques trous de temps à autres) la pente est douce et les paysages idylliques même Verbier en contrebas. Les Ruinettes notre point de départ 2195m, la balade sur le sentier dégagé Les Planards petite pose boisson 1950m, la Marlène 1920m et juste après pause picnic des espaces ombre et soleil, il y en a pour chacun, bien entendu l’herbe était humide et quelques uns se relèveront avec des fonds de culottes rafraichis !!! Le redémarrage est en douceur car la pause picnic était vraiment agréable et sans urgence. Nous atteignons la chute du Bisse impressionnant à 1910m et plongeant en contrebas vers le village du Levron, roches grises contrastant avec les forêts alentours.

Après quelques photos nous entamons la descente vers le Château 1750m, très raide la pente, Martine descend sans bâtons, superbe la remise en forme, Sonia peine davantage malgré la protection mais elle suit et toujours souriante. Chacun à son allure nous arrivons sur un sentier pédestre confortable, toujours en descente jusqu’au Patier 1460 et remontons légèrement sur Verbier à 1490m.

Daniel est à l’avant de la course bien décidé de trouver au plus vite une table assez longue  à la petite crêperie pour accueillir notre groupe, nous sommes tous surpris de voir au combien cette crêperie est populaire, que cela ne tienne, Evelyne connaît autre chose, petit salon de thé, la terrasse est vide mais se remplit de notre groupe bien convivial. Les dés sont jetés, la carte offre un choix très large et bientôt nous nous rafraîchissons à l’exception des buveurs de café et chocolat qui eux apprécient leur pause chaude.

Merci à Christiane d’avoir guidé sa première course et de nous avoir soutenu jusqu’au bout même pour nos rafraîchissements. Je suis certaine que la boulangère a beaucoup aussi apprécié notre pause et notre enthousiasme pour l’achat de son pain.

Evelyne Repiquet.

Photos de Silvia Bonetti