4000 des nouveaux: Nadelhorn (6-7 août 2016)

Samedi 6 août, ce sont 15 alpinistes motivés et de bonne humeur qui se sont retrouvés à Rennaz. Destination : Saas-Fee, pour l’ascension du « 4’000 des nouveaux » au Nadelhorn.

IMG_6830Une fois arrivés, toute cette petite équipe a pris la cabine pour Hannig (on sait, on triche un peu, mais promis, le reste du weekend on a beaucoup marché !), où nous avons commencé par prendre un petit café (accompagnés d’un strudel aux pommes pour certains, il fallait bien prendre un peu de forces…). Nous nous sommes ensuite mis en marche sous un magnifique ciel bleu dans un joli petit sentier en zig-zag, jusqu’à trouver un bon coin de pic-nic. Ensuite, Eloïse a désigné les 5 cordées et leurs chefs respectifs et notre guide Serge nous a expliqué les différentes manipulations et nœuds à faire, de sorte que tout roule comme sur des roulettes le dimanche matin.

FullSizeRender(21)Après notre petite pause, nous avons entamé la grosse montée vers la Mischabel-Hütte. Il s’agissait d’une longue crête dans les rochers, dans laquelle chacun a crapahuté à son rythme, tout en admirant, de temps à autres, la belle vue sur le glacier de l’Allalin. Après quatre bonnes heures de marche, c’est bien contents que nous sommes arrivés à la cabane (nous n’étions pas seuls, la cabane était en effet pleine !), où le soleil était au rendez-vous, de sorte que nous avons pu partager une bonne bière bien méritée sur la terrasse, avec une vue magnifique sur les montagnes alentours.

FullSizeRender(9)C’est donc dans une salle à manger pleine à craquer que nous avons pris notre repas du soir (tout aussi mérité que la bière), en discutant des derniers préparatifs pour l’ascension du lendemain, avant d’aller nous coucher tôt pour être en pleine forme le dimanche. Caroline, qui était dans un état grippal le samedi déjà, a malheureusement dû renoncer à l’ascension.

Dimanche matin, 3h00. Les réveils sonnent, la cabane s’active, tout le monde saute dans ses habits, avale un petit déjeuner en vitesse et enfile son baudrier. Les instructions de Serge étaient claires : départ à 4h00, pour éviter qu’il n’y ait trop de monde en même temps que nous sur le départ.

FullSizeRender(19)Après presque une heure d’une nouvelle séance de crapahutage dans les rochers, dans le noir avec lampes frontales cette fois, nous avons tous mis nos crampons et nous nous sommes encordés, les choses sérieuses commençaient. Nos cinq cordées, emmenées par Serge, Eloïse, Ladislav, Grégory et Manu se sont mises en marche à travers le Hohbalmgletscher, en voyant le soleil se lever gentiment sur les montagnes au loin. C’est donc sur un lever de soleil splendide que nous avons commencé à monter en direction de la crête qui allait nous emmener tout droit vers le sommet.

L’ascension a été longue, et certains se sont malheureusement vus contraints de faire demi-tour en chemin (toutes les cordées ont cependant atteint les 4’000m d’altitude, l’objectif du weekend était donc atteint !), mais les 11 membres restants sont tous arrivés au sommet, à 4’327m d’altitude, heureux et surtout fiers, pour ceux pour qui c’était le premier 4’000, d’être arrivés au bout et de pouvoir admirer ce panorama de montagnes. Le temps était parfait, pas un nuage à l’horizon !

FullSizeRender(20)C’est sous de grosses rafales de vent que nous sommes gentiment redescendus, en essayant de croiser sans trop de difficultés les autres cordées qui montaient ou qui descendaient.

A environ 11h00, tout le monde était de retour à la cabane, où nous avons repris quelques forces avant d’entamer la descente. Et quelle descente ! Certains diront que la descente était plus dure que la montée, d’autres diront qu’elle était interminable. C’est finalement fatigués, mais heureux, que nous nous sommes tous retrouvés au restaurant à Hannig pour partager un dernier (grand !) verre, avant de reprendre la cabine et de regagner nos voitures.

Quel weekend ! Que dire d’autre, à part un grand merci à notre guide pour ses conseils et  et à Eloïse, pour l’organisation qui nous a permis de passer un weekend parfait.

Récit écrit par Charlotte Frey